Sous les projecteurs

Le sabre Manjusri de Maître
Par un messager Guan Yin

       J'étais de nature forte et passionnée, et jusqu'à présent par les arrangements de Maître et de Dieu, je suis rentré dans un ordre monastique, pour poursuivre une pratique spirituelle. Dix ans se sont écoulés. Pendant ce temps, j'ai été capable de me conformer aux règles monastiques et de vivre selon mes attentes. Maintenant que je regarde en arrière, tout ceci me semble incroyable. J'éprouve rien de moins qu'une profonde admiration pour l'éducation réussie de Maître et pour Sa protection méticuleuse. Sans Elle, je n'aurais pas pu passer en toute sécurité au travers des innombrables batailles et épreuves au fil des ans.

       Par exemple, je me souviens d'un événement outre-mer de partage de la Vérité où nous manquions de personnels dans l'équipe de travail. Ainsi, une initiée et moi-même avions souvent travaillé ensemble jusqu'à minuit. Peut-être le faisions nous d'un intérêt mutuel ou était-ce une aspiration entre nous qui nous a conduits à une appréciation mutuelle. Nous apprécions être en compagnie de l'un l'autre et étions devenus très proches, comme si nous étions de la même famille. Quand je lui demandais de l'aide, elle faisait de son mieux pour faire ce qu'elle pouvait. Ensuite, elle m'aidait de sa propre initiative, sans que j'aie à le lui demander. Et ceci m'a touché profondément.

       Un jour, je me suis rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond. Rapidement, je me suis rappelé que j'étais un moine, disciple de Maître et que je devais surveiller mes actions, mes paroles et mes pensées. Cependant, les choses ne s'amélioraient pas. J'avais souvent des pensées incorrectes qui me tourmentaient l'esprit. À ce moment-là, je pensais au sabre de sagesse du Bodhisattva Manjusri que Maître avait une fois mentionné. J'ai élevé ce sabre, mais je n'avais pas la force de le poser par terre. Sans aucune hésitation, j'ai demandé de l'aide au Maître intérieur. Cela a marché. Peu de temps après, un incident est survenu dans lequel la soeur initiée m'a grondé, ce qui était contraire à sa vraie nature. J'ai tout de suite su que le sabre de Manjusri avait fait son travail. Il m'a réveillé, m'a poussé en dehors du monde des illusions avant que j'y sois entraîné plus profondément.

       Maître a dit qu'il n'y avait rien de mal à se marier. Entre maîtres, certains se marient, comme Kabir et Marpa (le maître de Milarepa), qui ont pratiqué avec leurs épouses. Par contre, Maître m'a aussi montré clairement que la plupart des gens mariés s'engloutissent dans les joies du confort matériel et sont enchaînés dans le petit monde de l'amour. Avec seulement l'autre personne dans leur coeur, ils sont incapables de sentir et de discerner l'amour pour tous les êtres sensibles. Souvent, ils oublient pourquoi ils sont ici. Ils oublient Dieu. Ils oublient leur Maître et la Vérité. Éventuellement, ils abandonnent l'idéal noble d'une vie monastique. Ils retournent à un monde banal où ils travaillent dur pour leurs proches et leurs familles et gagnent leurs trois repas par jour, et sont incapables de compléter leur aspiration de sauver les êtres sensibles. De telles situations sont malheureuses et regrettables.

       Pendant les dix dernières années, je suis passé d'un contrôle forcé et d'une suppression de mes émotions et de mes désirs des premiers temps, à un état d'élévation de conscience, et maintenant à un changement dans ma façon d'apprécier la beauté, les gens merveilleux et autres choses. C'est très plaisant et relaxant de les apprécier comme les bourgeons en fleurs sur la route ! Je me souviens souvent des mises en garde de la pratique taoïste - coupe les attaches quand tu t'en rends compte. Plus encore, nous devons nous protéger des problèmes éventuels, éviter de nous créer des situations incorrectes. Par contre, si rien ne fonctionne, la dernière option est de recourir à l'aide de Maître. Elle nous prêtera très volontairement le sabre de sagesse de Manjusri et nous aidera à couper toutes nos attaches et problémes.