Sur le chemin
Des expériences avec d'autres groupes spirituels
Extrait des conversations de Maître Suprême Ching Hai avec Ses disciples durant la célébration du nouvel an lunaire au centre de Floride, Etats-Unis, le 15 février 1999 (à l'origine en anglais)


 
 
 

Q (Initié A) : J'ai été avec un maître indien pendant quatorze ans.
M : Quatorze ans ! C'est une longue période.
Q : Et ils ont beaucoup de groupes de développement personnel qui vont dans leur ashram. Vous savez, ils enseignent seulement la thérapie et les massages.
M : Toutes sortes de choses, oui, je sais.
Q : Le régime bio-énergétique et ainsi de suite.
M : C'est bien.
Q : Alors ensuite ils sont détendus, ils ont l'air frais et heureux.
M : Pour combien de temps ?
Q : C'est là le problème. Je pense qu'ils sont stoppés à un certain niveau. 
M : Enseignent-ils la Méthode Guan Yin ?
Q : Non.
M : Non, c'est différent, vous voyez. (Oui.) C'est la dernière étape que vous devez effectuer. Si nous ne pratiquons pas la Méthode Guan Yin, ne parlons pas des activités extérieures ou l'organisation ou bien encore n'importe quelle thérapie qu'ils offrent, tout ceci appartient au niveau physique et mental. Même l'aide psychologique est mentale.

 Donc sans le fondement véritable qui guérit, qui provient de la vibration de l'univers, tout est temporaire et il n'y a pas de progrès. Donc, nous ne guérissons rien ici. Les gens sont seulement soignés. Nous n'avons aucune thérapie. Les gens se sentent seulement mieux. Du moment où ils font ce qui est demandé, ils progressent. Et c'est la chose véritable parce qu'elle vous appartient, elle est permanente et vous la conservez. Que le Maître soit encore ici avec vous ou pas, vous l'avez ; vous la conservez.

 La Méthode Guan Yin est la meilleure méthode que nous ayons. Elle soigne tout pour nous. Si vous faites seulement ce que le Maître vous demande de faire, tout est parfait et vous progressez. Ce n'est pas que vous devez vous reposer sur moi pour être guéri un certain temps et ensuite, vous devez revenir encore. C'est la différence. Nous avons donc un peu de liberté ici, aussi.

 Les gens peuvent expérimenter tout ce qu'ils veulent. Ce n'est pas que je leur interdise quoi que ce soit. Je leur soumets seulement le pour et le contre et ensuite ils choisissent. C'est juste qu'ils ont choisi de rester ou de suivre les instructions parce que la plupart sont assez intelligents pour savoir que ça marche. Et une fois que ça marche, ils savent que ça continue  à marcher. Cela marche et ils se sentent bien. C'est pour cela qu'ils ne veulent pas changer ; ce n'est pas que je leur interdis de changer ou d'expérimenter. Je ne les encourage pas à faire quoi que ce soit, non plus. Ils ne le font pas. Non pas que je le leur interdise, mais parce qu'ils le savent déjà. Peut-être qu'ils sont assez matures pour comprendre ou ils ont déjà assez essayé.

 Bien sûr, je n'encourage pas non plus les gens à se sentir tendus ou quoi que ce soit. Alors, par exemple, si un frère a des problèmes, je dis : " D'accord, prenez une autre petite copine. " Ou si une soeur a un problème, je dis : " Vous pouvez vous marier, c'est bien. L'amour, c'est bien. Le mariage c'est bien, tant que cela ne fait pas obstacle à votre pratique. Et le sexe c'est bien, aussi, tant que cela ne vous dérange pas et ne fait pas obstacle à vos progrès. Mais la plupart du temps, ça le fait parce que notre esprit ne peut pas passer au-dessus. L'expérience sexuelle est très difficile à maîtriser pour la plupart. C'est pourquoi beaucoup de maîtres disent à leurs disciples de s'en écarter.

 C'est juste comme l'alcool. C'est vraiment un poison, mais si vous buvez un peu, cela ne vous tue pas et ne vous envoie pas en enfer. C'est juste que si vous buvez un peu, demain vous boirez de plus en plus et vous endommagerez votre corps, votre esprit. Le maître vous dit donc : " Restez en dehors de cela. " Ce n'est pas que le maître soit un dictateur ou veut contrôler les gens, il sait juste ce qui est bon et ce qui n'est pas bon. Mais c'est vous qui faites votre choix.

 Donc je n'encourage personne à expérimenter autre chose très librement parce qu'ils ont déjà assez expérimenté dans leur vie. Ai-je besoin de leur enseigner des choses sur le sexe, l'alcool ou le libre arbitre ou bien un mode de vie sauvage ? Ou ai-je même besoin de vous encourager à cela ? Pour quelques-uns pris individuellement, il n'y a pas de problèmes s'ils ont vraiment besoin de cela, mais en général ils savent déjà. Par exemple, nos disciples connaissent déjà les cinq préceptes ; ils connaissent déjà la charpente, alors ils peuvent savoir à peu près où ils peuvent s'arrêter. Alors s'ils ont envie d'expérimenter un peu, c'est bon, mais ils savent que c'est mauvais. Parce que pratiquer la Méthode Guan Yin vous donne cette conscience aiguë pour savoir automatiquement ce qui n'est pas bon. Même si vous l'essayez, vous savez déjà que ça ne marchera pas.

Q (Initié B) : A travers les années, je suis allé dans beaucoup, beaucoup d'ashrams. Sur un point, je faisais des recherches sur ça. Donc, je me suis probablement rendu dans 50 ou 70 ashrams.
M : Waou ! C'est un record.
Q : Et dans certains, dans plusieurs, j'y suis resté un ou plusieurs mois si je pratiquais là-bas. Et je me suis toujours demandé, quand j'observais ces différents groupes et traditions, pourquoi chaque groupe avait sa propre personnalité qui se formait. Et on pouvait reconnaître les gens des groupes, ils développaient une personnalité. Je me demandais toujours où il y avait un groupe où chaque personne aurait sa propre personnalité individuelle. Donc, beaucoup de personnes étaient très tendues, du fait de leur pratique ou trop détendues.
M : Trop extrême, hein ? De part et d'autre. 
Q : Mais ce que j'expérimente ici, c'est qu'il semble y avoir une sorte d'énergie sympathique, détendue, parmi les personnes. Alors c'est très agréable ; c'est ouvert.
M : Nous sommes modérés. Nous ne sommes ni d'un extrême ni de l'autre. Je dis de faire de son mieux pour faire deux heures et demi de méditation chaque jour, mais c'est tout. Ici nous sommes libres de nous développer individuellement, et nous faisons seulement nos devoirs, comme chacun ici, mais alors nous nous développons par nous-mêmes. C'est pour cela que je n'encourage personne à venir ici et travailler pour moi, de rester ici, avec leur propre argent. Je serais assise plus joliment si je permettais à toutes les personnes ici de venir et de travailler ici gratuitement, pendant trois mois ou six mois ou deux semaines ou autres. Elles seraient heureuses de faire cela. C'est pourquoi je vous ai dit avant que je dois penser à ce qui est bien pour vous, après avoir expérimenté, comme vous, différents styles d'écoles.
Q (Initié C) : Je pense que Maître est la meilleure parce que notre groupe est le meilleur et nous avons le meilleur de toute chose. Nous avons la chance d'avoir la méditation de groupe et les retraites et nous pouvons voir Maître très souvent. J'apprécie vraiment ça. J'ai un collègue qui est américain et il a un maître en Inde. Il a vu la photo de Maître sur mon bureau et il a dit : " Qui est cette femme ? " J'ai répondu : " C'est mon Maître. " Alors il a dit qu'il avait été à Votre restaurant végétarien à San José et il m'a dit qu'il pratiquait également la Méthode Guan Yin. 
M : Oui c'est vrai. Plusieurs autres professeurs enseignent la Méthode Guan Yin, pas seulement moi. Je vous ai déjà dit cela de nombreuses fois.
Q : Alors je lui ai demandé s'il avait vu son maître après avoir été initié et il a répondu qu'il ne l'avait jamais vu. Il l'a seulement vu une fois. 
M : C'est suffisant. Il ne l'a jamais vu.
Q : Je lui ai demandé s'il avait des méditations de groupe avec d'autres et il a dit : " Non. " Il médite seulement tout seul. Alors, même si je sais qu'il a déjà assez, j'apprécie vraiment que nous puissions faire tant. (Applaudissements)
M : Mais peut-il aller en Inde pour voir son maître ?
Q : Je ne sais pas. Peut-être qu'il n'est pas intéressé. Mais il n'y est pas allé et je pense qu'il a quelques frères et soeurs de son groupe dans la même région et ils ne pensent pas à faire des méditations de groupe. Et je pense que cet arrangement pour notre groupe, où Maître nous laisse méditer dans un groupe ensemble est vraiment extraordinaire pour ma propre expérience. Si je n'avais pas rencontré ces frères et soeurs qui m'ont aidé au tout début, je n'aurais pas été capable de surmonter mes problèmes. Cela a été très dur pour moi au tout début. Donc j'apprécie vraiment, vraiment, Maître, tous les frères et soeurs qui m'ont aidé. (Les larmes aux yeux) Comparé aux autres, je pense que je suis le plus chanceux. Merci, Maître. J'apprécie vraiment cela. (Applaudissement)

M : Je pense que notre groupe a produit la plus grande quantité de pratiquants, d'après mon expérience, de tous les groupes du monde. J'ai fréquenté quelques ashrams avant de vous rencontrer et je pense que nous sommes assez biens, très équilibrés.
 


 
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Revue No 116
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