Tous les êtres ont la nature de Dieu

 

Par Herbe Sauvage


En 1987, par un tranquille après-midi d'été, Maître, accompagnée de plusieurs initiés, arriva dans la région montagneuse de Keelung pour y chercher, conformément aux vœux sincères d'amis inities, un endroit idéal en vue d'un futur centre. Sur le chemin du retour, le soleil couchant dessinait de longues ombres de Maître et des initiés, et les animaux, y compris les poules et les moutons des propriétaires locaux, pouvaient vaguement être vus de loin.

Comme nous marchions près d'une ferme, un faible sanglot derrière nous, fit que nous tournâmes à l'entour pour en chercher la source. Dans la lumière défaillante du soleil, nous vîmes une clôture de la taille d'un demi-homme et dans l'entrebâillement d'une porte, un chien sanglotant, sur ses pattes postérieures plaidant avec ses pattes de devant. Le chien plaida encore plus fort à la vue de Maître, ce qui nous toucha jusqu'aux larmes. Maître l'apaisa pendant un moment puis il se calma.

Dans une telle situation, un chien aurait dû aboyer contre des étrangers. Cela devait être la bonne nature à l'intérieur du chien qui reconnut Maître comme son sauveur de l'océan de souffrance. Il craignait aussi de manquer cette précieuse opportunité.

Nous continuâmes jusqu'à une étable de moutons où nous fîmes une découverte encore plus surprenante. Des troupeaux étaient alignés en ordre saluant Maître de leurs regards comme s'ils étaient une troupe militaire durant une cérémonie internationale. Ce qui était plus intéressant était que leurs yeux bougeaient à chaque pas de Maître. J'étais heureux pour eux, car ils allaient être libérés simplement par la vision d'un Maître vivant ! Et j'étais très touché quand j'ai remarqué qu'ils quittaient à contre cœur leur attention sur Maître. Ce n'est pas étonnant que la première remarque de Sakyamuni après son illumination fût :"Tous les êtres ont une bonne nature". De même, le chien et les moutons reconnurent un Maître vivant alors quel dommage que d'être un humain ne soit pas suffisant pour connaître un tel Maître !

Un récit de ce monde


Revue No 119
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