Par la Vagabonde Jingling,
voyageant en Chine continentale
(à l'origine en chinois)

Q ui, si enchantée par Hsihu
En ce soir de pleine lune,
A transporté les beautés de la nature
Depuis le monde divin ?

Qui, parmi les créations célestes
Des rochers déchiquetés et du printemps bouillonnant,
Savoure l'élévation spirituelle jusqu'au samadhi
Sous les pins et les bambous ?

Le Bouddha savoure cette eau de nectar,
Douceur qui rafraîchit Sa gorge,
Tout cela coule du paradis,
Où le Gange prend sa source.

Quelle est la source de ce parfum
Emplissant ma verte prairie endormie ?
Tout au fond de mon cœur
Gît l'Utopie de mes rêves.

Dans les pins, le vent murmure.
Á Sa gentillesse, je réponds par des larmes silencieuses,
Souhaitant que le véhicule de lumière et qu'un Pont Arc-En-Ciel
Nous ramène, à travers les galaxies, à la Maison.

Regardez ! Qui nous comble avec clémence
De bénédictions de rosée et de lumière,
Comme des oies sauvages qui s'envolent très haut
Dans la nuit qui s'épaissit ?

Ecoutez ! Qui joue de la harpe
Á sept cordes,
En harmonie avec les loriots et les cigales qui chantent,
Et dont les notes claires retentissent ?

J'entends Lao Tzeu à mon oreille :
"La plus grande musique est celle qui possède les notes les plus légères."
Les nuages comme écharpe, la lune comme oreiller,
Je cherche une demeure céleste.

Des pavillons se tiennent, grands et majestueux,
Au-dessus des prairies d'un vert chatoyant.
Qui ose les fouler au pied,
Alors que des nuages aux multiples couleurs les observent ?

Insectes, poissons, oiseaux et bêtes sauvages,
Tous vivent en harmonie.
Qui ose dire que le paradis n'est pas là
Dans ce monde humain ?

Souvenirs de Hsihu Hsihu -
Dédié à mon très Cher Maître Maître

Post-scriptum :
La vagabonde étant éloignée de chez elle depuis longtemps, Hsihu lui manque souvent et elle espère voir Maître dans ses rêves. Dans les instants de bonheur, elle éprouve seulement de la gratitude envers Elle, et dans les instants de frustration, elle ne manque jamais de se souvenir de Ses conseils. Ce poème a été écrit au Pavillon Chin-yueh, à Jingling, Chine continentale, en 2001.

Poème