Un récit de ce monde


Main dans la main, serrés dans l'amour

Deux jours après la fête des Mères, c'était l'anniversaire de Maître. Maître nous a demandés ce que nous voulions faire ce jour-là, alors nous en avons profité pour lui demander de chanter avec nous. Lorsqu'Elle a accepté, nous étions si heureux. Certains amis initiés étaient restés au Centre après la retraite et ils se sont joints à nous pour l'occasion. La soirée a débuté par plusieurs jolies chansons interprétées par des initiés coréens, leurs voix étaient si douces et fascinantes qu'on aurait cru entendre des professionnels. Comme notre groupe n'avait pas eu le temps de répéter, notre chorale a été un fiasco. Pour nous sauver la face, Maître est vite montée sur le podium et a commencé à chanter avec tout le monde : "Little Lamb Wants to Go Home." (Les petits agneaux veulent rentrer à la maison). Après s'être déplacée dans les allées, Elle est retournée sur le podium pour nous parler, manger des biscuits et faire des demandes de chansons. Curieusement, nous pouvions chanter n'importe laquelle des chansons qu'Elle demandait. 

Après avoir chanté plusieurs chansons traditionnelles des indigènes de Formose, Maître nous a tout à coup demandé de danser sur la mélodie. Au début nous croyions qu'Elle plaisantait, mais Elle insistait. Elle nous a même demandé de le faire rapidement, sinon Elle allait partir. Voulant que Maître reste parmi nous, et lui faire plaisir, nous ne pouvions que rassembler tout notre courage et danser. Ceux qui ne pouvaient pas danser ont prié le Maître intérieur pour qu'Il leur vienne en aide. N'ayant pas eu le temps de nous préparer, nous avons utilisé comme accessoire nos couvertures Guan Yin. Quelques personnes s'en sont servies comme turbans autour de la tête et d'autres comme ceintures. En cercle nous suivions le rythme et commencions à danser. Nous n'étions pas des professionnels, mais nos mouvements étaient justes et en cadence. Certaines personnes avaient de si longues jupes qu'elles passaient leur temps à marcher dessus ce qui faisait rire Maître du fond du cœur. 

Maître a vraiment apprécié la soirée. Ce numéro de chant et de danse a intégré l'amour entre Maître et disciples et a atteint un point culminant. À ce moment-là, tout ce que nous voulions était que Maître reste parmi nous et soit heureuse. N'ayant aucune autre pensée et nous étant oublié nous-même, nous étions une fois de plus plongés dans la félicité d'être un avec l'amour de Maître.

Le temps que l'on passe avec Maître, à l'intérieur ou à l'extérieur, de toutes les façons est toujours porteur de Son amour et Ses bénédictions. Après cette occasion, nous sommes tous partis chacun de son côté pour continuer notre mission. De tels moments joyeux ne durent qu'un moment, mais l'amour de Maître empli mon cœur et m'accompagne tout le temps. J'entends souvent un écho dans mes oreilles d'une ligne des poèmes d'une chanson indigène que nous avions chantée ce soir-là "Hand in hand, tighly, with love..." (Main dans la main serrés dans l'amour).

 

Étreint par Votre véritable amour

S'il vous plaît, dites-moi,
Pourquoi Vous me manquez tant ?
Nous brûlons de nous rencontrer 
de nouveau très prochainement,
Bien que nous ne nous soyons pas encore séparés.
Pour Vous je pleure, pour Vous, je ris.
C'est Vous qui me manquez et c'est pour Vous que je prie.
Je ferais l'impossible pour Vous, 
juste pour Vous faire sourire.
En dépit de Vos vêtements,
En dépit de Votre apparence,
Je suis fier d'être étreint par Votre intense amour.
Vous êtes la grâce ultime que Dieu m'accorde ;
Vous n'êtes personne d'autre, 
Vous êtes moi !


Note: Lorsqu'Elle était en Corée, Maître a donné à nos frères et sœurs beaucoup d'amour et de grandeur. Maintenant nous nous sommes séparés et nous trouvons que nos moments passés ensemble sont si courts qu'ils sont comme un rêve. J'ai écrit ce poème parce que Maître me manque tant.
Revue N°126
Sommaire