Poèmes 

Le flacon précieux

La nouvelle à parcourue le monde,
Qu'un grand pouvoir existe,
S'élevant de l'Orient
Comme un philtre magique.

Qui peut me le dire,
Où puis-je l'atteindre ?
On dit qu'il ne coûte rien,
Mais je donnerai tout pour l'avoir.

Ceux qui savent me disent 
De rester éveillé,
Car lorsque le ciel se teintera de couleur,
C'est que, bientôt, il arrivera.

Ceux qui le goûtent demeurent dans l'extase,
Et jamais ne reviennent.
D'une forme de femme, 
Il porte, forgé dans de l'or, la Clé de Salomon,
Car il a été conçu pour guérir les cœurs.

Dans un élan cosmique il vient
Enlever nos âmes pour l'éternité,
Et pris au piège de la transe nous demeurerons,
Pour ne revenir jamais,
Si, au flacon à la forme féminine, nous buvons.

Mais ses vertus ici ne prennent pas fin, 
Car tous ceux qui y boivent,
Savent qu'il ne se videra jamais,
Et qu'un parfum qui élève l'esprit
Volera nos âmes pour toujours.

Quoique n'étant pas un liquide,
Comme le soleil il brille,
Rendant l'œil aveugle,
Laissant en extase celui qui en boit,
Dans une douce mélodie, 
Qui s'élève en lui,
Et qu'il n'oubliera jamais.

De divins symptômes il apporte,
Si d'une goutte on s'abreuve.
On est rempli d'amour, de paix et de bonheur,
Si on peut l'atteindre. 

Maintenant, si d'une forte dose on boit,
Quoique aucune preuve n'existe,
Il est connu que ceux qui y goûtent,
De ce voyage ne reviendront jamais.

Lire les instructions pour les effets secondaires,
Car aucun antidote n'existe, et nul n'en a été crée,
Et votre retour n'est pas certifié,
Si par lui, atteindre le Paradis,
Est votre unique souhait.

Ainsi j'attendrai 
Les conseils de ceux qui savent,
Quand il leur sera fait signe du Ciel.
Je ne souhaite pas demeurer
Sans goûter de l'élixir
Venu de l'Orient dans un exquis flacon
En forme de femme ! ! !

Dédié, avec joie et éternelle gratitude, à notre bien-aimée Maître Suprême Ching Hai.

De Mary Anne Rubinstein Montes de Oca
Costa Rica, le 4 décembre 2001
(à l'origine en espagnol)