Nous, pratiquants, devrions être clairs dans
notre manière de comprendre, afin de ne pas être trompés
par quiconque. Mais à chaque fois que Maya vous mettra à l’épreuve,
quelques-uns d’entre vous échoueront. N’écoutez que les paroles
du Maître et rien d’autre ! Sinon vous serez piégé
par Maya. Si vous écoutez sans faire attention, sans discernement,
les paroles des gens, vous rabaissez votre propre niveau d’un cran. Vous
reconnaissez leur supériorité sur vous. Alors vous devenez
leurs subalternes.
Il y a bien trop de faux maîtres dans le
monde. En ajouter un de plus n’est pas très grave. Cependant, ce serait
dommage que vous, qui avez la sagesse, vous vous laissiez duper. Pourquoi
ne pas être votre propre maître ? Si vous croyez tout ce
que les autres vous racontent, sans utiliser votre propre sagesse de discernement
alors ils riront de votre manque de sagesse et de votre piètre pratique.
Si d’une façon ou d’une autre, vous participez
au travail du Maître, il vous faut être encore plus vigilant,
de crainte de montrer quelque arrogance. Quand nous aidons les autres, c’est
comme si nous travaillions pour nous-mêmes. Nous ne devrions pas avoir
de la suffisance vis-à-vis de notre travail. Si tel est le cas, nous
tomberons dans le piège de Maya. Si par exemple, vous avez travaillé
tous les jours et que votre employeur vous ait payé dix ou vingt mille
dollars par mois, penseriez-vous que cela serait justifié de ressentir
de la suffisance pour votre travail ? Est-ce que vous vous estimeriez
extrêmement compétent simplement parce que vous aidez le patron
dans son travail ? Non ! Au contraire vous seriez pétrifié
à l’idée de commettre une erreur ou de ne pas être à
la hauteur pour cet emploi. Vous vous feriez du souci à l’idée
d’être mis à la porte si vous ne faisiez pas l’affaire. N’est-ce
pas vrai ? (Le public répond : "oui".)
Nous devrions être d’autant plus humbles,
réfléchis et attentifs que nous participons au travail de Dieu.
Et de toute façon, ce que nous faisons est si insignifiant, alors
pourquoi tout cela ? Nous travaillons pour gagner des mérites,
pour purifier nos dettes karmiques et pour apprendre à devenir un
saint. C’est une chance pour nous d’apprendre des leçons. C’est pourquoi
nous devrions être reconnaissants pour cette opportunité d’apprendre.
Il n’y a pas de quoi en être suffisant ! Chaque fois que nous
ressentons de la suffisance dans ce que nous faisons, nous devrions savoir
que c’est Maya qui arrive pour nous mettre à l’épreuve.
Ou bien si nous sommes impatients de devenir un
Bouddha, il est certain que Maya viendra nous mettre à l’épreuve.
Il nous dira que nous sommes déjà devenus un Bouddha. Maya
n’est pas obligatoirement cette image floue qui vous apparaît quand
vous méditez. Il peut très bien utiliser quelqu’un qui sonne
chez vous et vous dit : "Nous sommes de bons amis. Je sais que tu es
déjà devenu un Bouddha. Je sais que tu as déjà
atteint le huitième royaume." Pour moi, c’est “Zhu Ba-jie” !
(La salle rit.) ; (Note : c’est le nom de Piggy dans “Voyage en Occident”,
un classique en littérature chinoise, et Zhu Ba-jie se prononce de
la même manière que “Le huitième royaume du cochon” en
chinois.)
Notre pratique n’est pas tellement difficile.
Ce n’est pas difficile de devenir un saint ou d’enseigner aux autres. Ce
qui est difficile est d’enseigner à soi-même. Il nous faut d’abord
nous discipliner. Il nous faut mettre à la porte nos prétentions
à la célébrité et aux gains et nettoyer toutes
nos pensées dégoûtantes. Après cela seulement,
nous pouvons aider les autres à se nettoyer. Si nous-mêmes sommes
si dégoûtants, et nous nous mettons à nettoyer les autres,
alors nous les contaminerons. Et pire encore, pour commencer, il se peut
qu’ils n’aient pas été aussi dégoûtants que ça,
mais comme tout notre corps est souillé, quand nous nous mettons à
nettoyer les autres, nous les souillerons ou salirons leurs vêtements,
ce qui les rendra encore plus dégoûtants.
Ainsi, on peut voir qu’il n’est pas difficile
d’aider les êtres sensibles, mais s’aider soi-même est difficile.
Il y a un proverbe chinois qui dit : "Gagner la victoire sur soi-même
est la chose la plus difficile." Ce n’est pas difficile de vaincre des millions
ou des milliards de gens. On peut utiliser la violence, la force, l’argent
ou même l’éloquence. Mais, il est vraiment difficile de vaincre
notre propre soi parce que nous ne pouvons pas nous tromper nous-mêmes.
Nous n’en dormirions pas de la nuit. Votre ange gardien viendrait vous demander
des comptes sur votre niveau et vous dirait : "Comment oses-tu prétendre
être un maître ou un professeur, à la fois pour les êtres
humains et les êtres célestes ?"
Puis, après un moment, les messagers noirs
et blancs du Roi de la mort viendront aussi vous souhaiter “la bienvenue”
(Maître et le public rient). Ils vous diront : "Ton heure est
venue". À ce moment-là, le Maître ne s’occupera
pas de vous parce que votre temps est venu et il vous faudra aller avec les
messagers de la mort. Il vous faudra prendre soin de vous-même parce
que vous avez refusé de reconnaître le pouvoir protecteur du
Maître. Le Maître ne va pas vous obliger à accepter Sa
protection. Si vous la voulez, le Maître vous la donnera. Mais si vous
ne la voulez pas, le Maître la retirera.
Il y a plus d’un soi-disant pratiquant spirituel
dans le monde et beaucoup possèdent des pouvoirs magiques. Mais, il
nous faut faire la distinction entre ce genre de pouvoir grossier et le pouvoir
divin. Dieu n’oblige personne. Ielle utilise la logique et une grande sagesse
pour aider à ouvrir notre sagesse, ensuite nous comprenons et acceptons
la Sienne, de notre propre gré. Mais Maya joue ses tours, le pouvoir
magique, l’oppression, les mots doux et la tromperie, pour nous forcer à
le croire. Même si à la fin nous nous éveillons, quel
gaspillage pour nous cela serait si nous tombions dans son piège !
Nous aurons gaspillé notre temps pour rien et serons descendus à
un niveau inférieur. Plus encore, notre cœur sera blessé et
il lui sera très dur de s’en remettre. Tout d’abord c’est une tâche
difficile que de nettoyer notre esprit empli de doutes. À présent,
nos doutes s’épaississent. Une fois tombé à l’étage
inférieur, ce n’est pas facile de grimper vers le haut à nouveau.
Nous, pratiquants, devrions posséder un
esprit pur et simple, mais simplicité ne veut pas dire stupidité.
Un esprit pur et simple signifie que nous ne pensons pas de mal des autres
ni ne les maudissons. Nous faisons de bonnes actions et nous aidons et réconfortons
les autres. Quoi que nous fassions, nous nous efforçons de le faire
de notre mieux. Nous ne soupçonnons pas les autres sans discernement.
D’un autre côté, un esprit stupide suit tout ce que les autres
disent ; le mental devient alors avide de pouvoirs magiques, de statut
spirituel et de flatteries. Si nous buvons le poison de la flatterie, nous
nous empoisonnerons et de ce fait nous perdrons le pouvoir de discernement.
Nous ne serons pas capables de juger si les paroles des autres sont logiques
ou raisonnables ou bien si telle personne est digne de nos éloges
ou si nous devons regarder ces gens-là dans les yeux.
Pourquoi vous précipitez-vous ainsi ?
Il vous faut prendre un peu de temps avant de juger. Si vous ne savez pas
discerner par vous-même, vous avez un Maître à qui demander,
puisqu’Elle est toujours là. Il y a encore beaucoup de choses que
vous ne comprenez pas, c’est pourquoi vous avez besoin de Lui demander. Mais
vous ne vous adressez même pas au Maître parce que vous ne pensez
rien d’Elle ! Quelques-uns parmi vous sont très confus.
Pensez-vous que le Maître ne sait pas ce
que vous manigancez ! Je vous observe dans mon “télescope” et
je ris. C’est comme observer des enfants qui sèment la pagaille et
qui sont tout contents d’eux-mêmes. Alors, vous êtes sous l’emprise
des démons et en plus vous êtes contents, pensant que vos parents
ne sont pas au courant de ce que vous êtes en train de faire.
Pour assumer ma responsabilité de Maître,
je dois vous avertir. Je ne veux pas interférer dans vos enfantillages.
Cela n’a aucune importance pour moi si je perds quelques-uns ou un grand
nombre d’entre vous. Cependant, vous devez réfléchir attentivement
et comprendre clairement ce que les autres font. Le Maître est encore
dans ce monde, aussi vous pouvez toujours vous adresser à Elle si
vous avez des questions. Si Elle n’est pas en mesure de vous éclairer
ou de vous fournir des explications, alors allez de l’avant et prenez vous-même
vos décisions.
Déjà vous avez été
initié par le Maître, alors vous devriez au moins respecter
la responsabilité du Maître envers vous. Je ne suis pas en train
de vous demander de respecter le Maître personnellement, mais je dois
vous rappeler certains points : je suis responsable de vous ; je
dois vous emmener au-delà des trois royaumes avant d’avoir terminer
mon devoir. Si vous me laissez à la moitié du chemin, je considérerais
que je n’ai pas fait un bon travail et donc vous et moi serions bien malheureux.
L’univers a ses propres lois. Nous ne pouvons
pas tout faire à notre guise. Le monde de la pratique spirituelle
est plein de dangers. Nous ne pouvons pas nous amuser comme bon nous semble ;
sinon nous pourrions faire du mal à nous-mêmes et aux autres
aussi. Alors l’enfer nous attendra. Voici un exemple : Dévadatta
était un cousin du Bouddha Sakyamuni et alors que Sakyamuni vivait
encore, il se révolta contre Bouddha et prit avec lui de nombreux
disciples pour fonder une autre secte. Lui aussi devint un soi-disant maître,
juste comme Sakyamuni. Cependant, lorsque Sakyamuni mourut, Il entra au nirvana
et s’éleva jusqu’à un très haut niveau auréolé
de gloire et d’honneur. L’univers entier a foi en Lui. Ensuite, Il atteignit
des niveaux de plus en plus élevés. Mais savez-vous où
Dévadatta alla quand il mourut ? (Le public répond :
"Dans l’Enfer des Flammes".) Oui !
Par conséquent, nous devons être
attentifs à nos actes. Ne soyez pas impatients de devenir un Maître.
Être Maître n’induit pas une position ou un titre. Être
Maître ne signifie pas simplement prononcer des mots de Maître.
Être Maître, c’est un autre type de pouvoir, reconnu par l’univers
entier. Ce n’est pas aussi simple. Vous voyez un Maître parler et vous
pensez que vous pouvez en faire autant et que vous pouvez être un Maître
aussi. Non, non ! Chacun peut faire de la publicité sur des biscuits,
mais qu’il ait des biscuits à vous offrir est une chose entièrement
différente. On ne peut pas tromper les autres en leur donnant des
biscuits confectionnés avec de la boue en leur disant : "C’est
exactement comme des vrais". Quand les gens mangeront ces faux biscuits,
ils auront des maux d’estomac ou bien mourront.