Dès son plus jeune âge,
ses parents le gâtaient énormément, car il était
fils unique. Il grandit donc avec pour seules connaissances le chant, la
danse, la fête et l’amusement avec ses amis grâce à l’argent
de ses parents. Lorsqu’il devint adulte, ses parents lui trouvèrent
une épouse et moururent peu après. Après le décès
de ses parents, le jeune en compagnie de ses bons à rien d’amis consacrait
ses journées à la boisson et au jeu.
Il en résulta que la fortune
de son père ne tarda pas à s’évaporer et le jeune homme
fut forcé d’emprunter de l’argent sans savoir comment rembourser ses
dettes. Il n’avait jamais appris à gagner de l’argent et n’avait jamais
su comment l’épargner. Peut-être ne lui avait-on pas appris
à vivre de façon économe. Ses parents étaient
peut-être fautifs également car ils auraient dû lui enseigner
comme être un être humain et non pas seulement le fils d’une
personne riche.
Les nombreux créanciers à
qui il devait beaucoup d’argent venaient constamment à sa résidence
faire pression sur lui. Arrivé au bord du désespoir dû
à la crainte et aux soucis, il ne savait que faire. Finalement, il
mit sur pied un plan d’action. Profondément, très profondément
déprimé et désespéré, il appela tous ses
créanciers et leur dit qu’il possédait un trésor enfoui
en bordure des rives du Gange. S’ils l’accompagnaient le lendemain, ils pourraient
tous se mettre à la recherche du trésor. Ainsi, il s’acquitterait
de ses dettes envers eux.
Très heureux, les créanciers
l’accompagnèrent le long des rives du fleuve. Il chercha ici et là
et tous le suivirent malgré son air perplexe – il ne semblait pas
savoir ce qu’il faisait. En fait cet homme avait l’intention de se suicider
et tout son plan n’était qu’une mise en scène. Ainsi lorsqu’il
arriva à un endroit du fleuve où le courant était fort,
il se jeta dans l’eau. Très horrifiés, les créanciers
impuissants ne purent que contempler la scène. Nul ne s’aventura à
le secourir car le courant était très rapide.
Ne le voyant pas refaire surface,
les créanciers retournèrent tous chez eux remplis de tristesse.
Ils le croyaient mort noyé l’ayant vu emporté très,
très loin par un courant vertigineux. Ne le voyant pas refaire surface
en aval du fleuve, ils repartirent. Son corps inconscient flotta le long
du fleuve et passa près d’un bosquet fleuri et d’une forêt de
manguiers. Un magnifique cerf aux sabots ailés habitait ces lieux
à l’écart du reste du troupeau. Son pelage luisait comme de
l’or, et ses sabots semblaient polis de laque. Ses bois ressemblaient à
des spirales d’argent et ses yeux brillaient comme des pierres précieuses.
Il broutait l’herbe tendre quand il
entendit l’écho de cris dans la forêt. Il courut au bord de
la rivière et vit l’infortuné fils du marchand se débattant
dans l’eau. Il s’écria immédiatement : "Attendez, n’ayez pas
peur, je viens vous sauver !" Il plongea donc dans la rivière et nagea
avec force contre le courant pour atteindre l’homme. Le cerf mit alors l’homme
sur son dos et l’amena hors de tout danger sur la rive.
Épuisé, le fils du marchand
s’écroula. Il resta inconscient durant trois jours et trois nuits.
Le cerf le soigna et le nourrit de fruits sauvages. Lorsque l’homme eut repris
des forces, le cerf lui dit : "Je vous conduirai hors de ces bois et vous
montrerai le chemin menant à Bénarès. Je vous demande
une faveur. Veuillez s’il vous plaît ne pas dire au roi ni à
aucun de ses nobles qu’un cerf d’or vit dans cette forêt car ils essaieront
de me capturer s’ils en ont bruit." Le fils du marchand promit et le cerf
le conduisit sur la route de Bénarès.
Ce matin-là, la reine Kama,
épouse du roi de Bénarès, fit un rêve. Elle rêva
qu’un cerf doré parlait avec une voix d’homme. Elle se dit : "Un tel
animal doit sûrement exister. Autrement je ne l’aurais pas vu en songe."
Elle se rendit auprès du roi, Brahmadatta. Elle lui raconta son rêve
et lui fit part de son désir de posséder un tel animal. Autrement
elle mourrait.
C’est là une astuce de femme.
Il lui faudrait de toute façon mourir un jour ou l’autre, alors pourquoi
en faire toute une histoire ? Le roi (comme la plupart des hommes sur cette
planète) était aussi très stupide (rires). Il avait
très peur de sa femme, peur qu’elle ne meure réellement. Si
elle venait à mourir pour le roi, ce serait compréhensible,
mais pour un cerf, aussi doré fût-il, ce serait plutôt
bizarre. Alors le roi la crut. Ceci est simplement pour vous dire que vous
n’êtes pas seuls à être stupides et cela montre qui mène
vraiment la maison. Même à l’époque du Bouddha il en
était ainsi. Je ne sais pas pourquoi de nos jours les femmes gaspillent
leur temps à manifester, à faire des discours pour toutes sortes
de droits et pour l’égalité de la femme. Les femmes n’ont jamais
été l’égal des hommes. Elles sont supérieures
aux hommes ! Je demande qui alors devrait se battre pour obtenir l’égalité.
Dites donc à ces femmes stupides d’arrêter. Ne nous abaissons
pas. Nous sommes supérieures, alors quelle égalité recherchent-elles
? (Rires)
Le roi fit venir tous ses sages et
leur posa des questions sur ce cerf d’or, si précieux et rare. Les
sages lui répondirent : "Oui, en effet, un tel animal existe". Mais
ils ne savaient pas pour autant où il vivait. Le roi ordonna d’apprêter
un éléphant aux très riches ornements et dit au héraut
: "Emmenez cet éléphant et mille pièces d’or et proclamez
que celui qui me donnera des nouvelles de ce cerf d’or obtiendra l’éléphant
et l’argent en récompense." Vous savez maintenant qui dirige, n’est-ce
pas ? Il dépense immédiatement tout son argent pour sa femme.
À l’époque, elle était déjà vieille sans
doute. Son influence n’en était peut-être que plus forte avec
l’âge.
Le héraut se mit en selle sur
un cheval blanc et traversa la ville en proclamant l’édit du roi.
Le fils du marchand qui venait d’arriver à Bénarès entendit
la nouvelle et s’approcha du héraut en disant : "Je peux renseigner
le roi sur le cerf d’or qu’il recherche. Conduisez-moi à lui." Le
héraut emmena le fils du marchand au palais et demanda audience en
disant : "Sire, cet homme dit savoir où se trouve le cerf d’or." Le
roi enchanté demanda au fils du marchand de le mener au cerf.
Entouré de nombreux soldats
et de l’informateur, le roi se mit en route pour la forêt où
habitait le cerf d’or. À leur arrivée, le fils du marchand
dit : "Sire, dans ce massif de manguiers en fleurs habite le cerf d’or que
vous recherchez." Le roi commanda à ses hommes : "Encerclez le bosquet
et tenez vos arcs et vos flèches prêtes. Il ne faut surtout
pas que ce cerf s’échappe." Le roi se mit alors à cheval pour
essayer de capturer le cerf pour son épouse bien-aimée. Vous
voyez maintenant ce que signifie être roi et son utilité ? (Maître
et tout le monde rient)
Le cerf qui se reposait à l’ombre
d’un arbre fut immédiatement en alerte en entendant ce bruit. Il bondit
sur ses sabots et vit non loin, le roi, le fils du marchand et un groupe
de courtisans. Il se dit à lui-même : "Je serai en sécurité
auprès du roi, alors dirigeons-nous vers lui." Avec la rapidité
du vent, le cerf d’or courut en direction du roi. Mais le roi éleva
son arc et se prépara à tirer, se disant que si le cerf était
blessé à la patte il serait plus aisé de le capturer.
Le cerf cria d’une voix forte : "Grand Roi, restez immobile. Ne décochez
pas votre flèche."
Abasourdi par la clarté de
la voix du cerf, le roi abaissa son arc et sa flèche. Les soldats
et les autres gens l’entourèrent avec étonnement, car nul n’avait
entendu un cerf parler comme un humain. Le cerf s’approcha du roi et lui
demanda dans une voix aussi douce que le miel : "Qui vous a révélé,
Ô roi, que je me trouvais ici ?"
Le roi montra du doigt le fils du
marchand et dit : "Lui." Le cerf se tourna vers le traître et lui dit
avec tristesse : "Il aurait mieux valu tirer du fleuve un tronçon
de bois que secourir un être comme vous." Alors il gronda le traître.
Très surpris, le roi demanda au cerf : "Quel tort vous a t-il fait
?" Il répondit : ”Majesté, j’ai sauvé la vie de cet
homme et l’ai soigné durant trois jours et trois nuits pour le ramener
à la vie. Je lui ai demandé de ne dire à personne où
je me trouvais et il m’en a fait la promesse. À cause de son ingratitude,
me voici maintenant en danger." Son amour de l’or et de l’argent avait conduit
le fils du marchand à vendre celui à qui il devait la vie.
En entendant cela, le roi se mit en
colère. Il se tourna vers le fils du marchand et lui dit : "Vous avez
payé une action charitable par de la traîtrise. Pour cela vous
devez périr." Il leva alors son arc et sa flèche prête
à transpercer le traître. Le fils du marchand avait très
peur et tremblait de tous ses membres. Il tomba à genoux et supplia
demandant grâce.
Cela attisa la pitié du cerf
qui dit au roi : “S’il vous plait, laissez-le partir. N’ayez pas le sang
de cet être vil sur votre conscience. Donnez-lui l’argent promis et
renvoyez-le." Le roi hésita mais finit par se rendre à la plaidoirie
du cerf pour la grâce. Il dit au fils du marchand : "Vous devez deux
fois la vie à ce noble cerf. Partez immédiatement et ne remettez
jamais les pieds dans mon royaume ou vous serez exécuté." Le
fils du marchand détala au plus vite et disparut dans la vaste forêt
et on ne vit plus jamais trace de lui.
Le cerf qui était aussi sage
que noble se tourna vers le roi et lui dit : "Grand Roi, les cris des chacals
et des oiseaux sont faciles à comprendre. Les paroles de l’homme sont
pleines de supercherie. Vous pensez qu’un homme est votre ami, mais vous
pourrez vous rendre compte qu’il vous a trahi." Emerveillé par la
sagesse et l’intelligence du cerf, le roi décida de lui accorder un
bienfait des plus avantageux : "Dis moi ce que tu désires, Cerf d’Or,
et je te l’accorderai. Je t’accorderai tout ce que tu me demanderas, même
si j’y perds mon royaume."
Le cerf réfléchit avec
soin et répondit : "Le bienfait que je demande est que tous les animaux
de votre royaume vivent à jamais hors de tout danger." Le roi fut
touché par la compassion du cerf d’or et y consentit. Il proclama
que quiconque causerait du tort à un animal de son royaume serait
très sévèrement puni à dater de ce jour. Le roi
et le cerf d’or retournèrent à Bénarès et la
reine Kama fut enchantée de contempler le magnifique cerf à
la robe d’or qu’elle avait vu en songe. Elle écoutait avec délices
le cerf lui parler avec une voix humaine semblable au son d’une cloche d’argent.
Durant de nombreux jours, le cerf
d’or demeura à Bénarès avec le roi et la reine. La ville
fut décorée et des festivités furent organisées
en l’honneur de l’animal. Il retourna ensuite aux bosquets où il avait
vécu durant si longtemps. Il passa le restant de ses jours en paix
(applaudissements).
Ceci est une bonne histoire. Si les
humains pouvaient imiter ne serait-ce qu’une portion des nobles qualités
du cerf d’or, notre monde deviendrait alors un paradis. Malheureusement,
beaucoup d’entre nous essayons de tout accaparer, en toutes circonstances.
Même dans la pratique de la spiritualité nous ne pouvons nous
empêcher de nous montrer insatiables et égoïstes en essayant
d’accaparer des bénédictions spirituelles aux dépens
des autres. Cela est encore plus grave que de dérober la propriété
ou le bien d’autrui dans le monde matériel puisque nous nous trouvons
déjà sur le sentier de la spiritualité. Ainsi, ce que
nous prenons, nous devons le gagner par nous-mêmes. Nous pouvons demander
des bénédictions, des conseils et de l’aide lorsque c’est nécessaire.
C’est acceptable quand le besoin se présente ou qu’il le faut mais
jamais au détriment du bonheur et du confort d’autrui. Essayez de
vous en souvenir.
Dans toutes les situations de la vie,
nous devons toujours nous montrer délicats et justes. Je ne vous demande
pas de vous sacrifier sans cesse, même pour le bonheur ou le bénéfice
des autres. Mais soyez au moins justes. Car si nous, pratiquants de la spiritualité,
ne réussissons pas à agir avec équité, comment
s’attendre à ce que le monde extérieur soit juste envers nous
et qu’il soit pour tous ceux qui y vivent un monde plus équitable
? Si la justice ne prévaut pas ici, je ne pense pas que vous serez
justes envers les gens de l’extérieur. Je ne puis accepter ce type
de disciples - particulièrement ceux qui étudient depuis longtemps
avec moi. Même si vous êtes nouveau, je ne vous trouverai pas
d’excuses, car des vidéos, des cassettes audio, des livres et tout
le reste vous sont disponibles. Vous ne pouvez pas me dire que vous êtes
un nouveau, que vous ne savez rien. Votre âme sait ce qui est bien
et ce qui est mal. C’est pour cela que vous êtes venus.
Si vous voulez vous transformer en
renard, c’est votre problème – mais ne le faites pas aux dépens
de l’assemblée. Vous ne venez pas ici pour voler les bénédictions
du groupe entier. Vous ne venez pas ici faire compétition les uns
contre les autres pour le meilleur siège au cinéma, comme les
gens de l’extérieur. Les gens de l’extérieur eux-mêmes,
lorsqu’ils veulent les meilleurs sièges, ils paient pour ! Ils se
montrent plus justes, à l’extérieur. Vous payez pour le meilleur
siège par votre pratique spirituelle et vos efforts méritants.
N’essayez pas de voler quoi que ce soit car je le sais. Je sais ce qui appartient
à chacun. Si vous essayez de voler ici, autant jeter les Cinq Préceptes
au loin et ne pas prendre la peine de revenir. Car c’est ici qu’il vous faut
être le plus exemplaire quant à votre statut spirituel. Si vous
ne pouvez me le montrer ici, où donc pourrez-vous en donner la preuve
?
Quel qu’en soit le prix et quel que
soit le lieu, nous ne devrions jamais oublier notre dignité et notre
noble but. Si nous pratiquons bien, si nous aimons le Maître et aimons
Dieu, Dieu le saura. Le Maître le sait, assurément. Vous voyez
dans l’histoire du cerf, le cerf lui-même est meilleur que de nombreux
êtres humains. Nous devrions donc apprendre de ces animaux d’or. Cela
nous importe peu qu’ils soient ou non des réincarnations passées
du Bouddha, leurs actions témoignent de leur accomplissement spirituel
intérieur. Ne soyez donc pas trop fiers d’être des humains si
vous n’en êtes pas dignes.
En fait, je me demande si nous devrions
être fiers d’être des êtres humains. Par exemple, je lis
dans les journaux, j’entends à la radio et je vois à la télévision
tant de nobles animaux qui sauvent la vie des gens. Ils sauvent leurs propres
enfants, et ce même aux dépens de leur propre vie. Il y avait
la photo d’une chatte. Elle était entièrement brûlée,
aveugle et blessée de partout pour avoir traversé quatre fois
une maison en flammes et sauver quatre de ses chatons. Cette chatte brûlée,
aveuglée et défigurée au point d’être méconnaissable
a pourtant réussi à les mener en lieu sûr.
Une chatte est très indépendante.
Lorsqu’elle vient à porter des petits, je pense qu’elle ne reçoit
d’aide d’aucun mâle ou du père-chat. Elle élève
seule ses enfants. J’ai observé plusieurs chattes dans nos alentours,
qui font parfois des choses merveilleuses pour leurs enfants. J’en ai vu
une apporter cette splendide nourriture – excusez-moi car ce n’est pas très
beau à conter – mais je l’ai vue apporter la meilleure des nourritures
: une souris, un met de choix, à ses enfants. Elle a ensuite attrapé
des mouches, des insectes et autres petites choses pour elle-même.
Je n’approuve pas la diète non végétarienne, mais je
ne puis raisonner un chat. Je suis émue par sa dévotion, car
les chats mangent seulement cela. Elle faisait de son mieux pour alimenter
ses enfants tout en se nourrissant d’une piètre nourriture. Je l’ai
vue de mes yeux. Je ne la gronderais pas de ne pas manger végétarien
ou de tuer une souris. Je suis seulement très émue par son
amour.
Cette image reste vive dans mon esprit
à chaque fois que je parle de chats. Je ne comprends donc pas pourquoi
nous, les êtres humains, traitons les animaux avec tant de cruauté,
la plupart d’entre nous les considérant comme des êtres inférieurs.
Je crois que de nombreux animaux sont très nobles. Ils se montrent
si nobles et tendres envers leurs congénères et envers d’autres
aussi. On voit parfois un chat ou un chien nager dans des fleuves dangereux
pour secourir leurs amis. Qu’il s’agisse d’un ami humain, d’un ami chien,
d’un ami chat, ils le font et risquent leur vie. Peu d’êtres humains
se risquent ainsi. Face à une situation dangereuse, nous ne risquons
pas notre existence. Lorsque les animaux voient le danger ils risquent tout
de même leur vie, par amour.
Si nous, les êtres humains,
ne sommes pas capables de retourner à notre instinct naturel de compassion
et d’amour fondamentaux - que les animaux possèdent encore -, alors
nous devrions être plus désolés que fiers de nous-mêmes.
C’est pour cela que nous devons être végétariens, car
les animaux sont vraiment nobles. Ils possèdent réellement
les qualités humaines et une âme, tout comme nous. Je pense
qu’il est bon d’apprendre des animaux. Il ne s’agit pas d’apprendre à
devenir un animal, cependant nous devrions nous rappeler les bonnes qualités
des animaux afin de n’être pas honteux quand nos standards de vie sont
inférieurs aux leurs.
Nous devons nous élever à
la noble position d’un saint. Pour cela, il faut posséder la compassion,
l’amour, la compréhension et se sacrifier généreusement
en tout temps, que cela soit pendant une retraite, à la maison, au
supermarché et partout ailleurs, même dans la forêt où
nul ne nous voit et nul n’enregistre nos bonnes actions ou ne fait éloge
de nos nobles efforts. Nous devons toujours être nobles par nous-mêmes,
car nous sommes seuls à savoir qui nous sommes. Et Dieu le sait également.