Questions et réponses choisies


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Vivre en accord avec les préceptes, c’est vivre en accord avec nous-mêmes Retour au sommaire

Prononcé par Maître Suprême Ching Hai, Auckland (Nouvelle-Zélande),
le 27 avril 2000 (à l’origine en anglais) Cassette vidéo n° 686

Q: Qu’arrive-t-il si, après mon initiation, je romps les préceptes ?

M: C’est comme si vous me demandiez ce qui arrive si j’ai une liaison extra-conjugale après avoir épousé ma femme. Comment vous répondre ? Réfléchissez. Personne n’est ici pour vous forcer. C’est seulement vous, vous seul et Dieu. Vous vous êtes engagé envers Dieu. Vous dites : « C’est Toi, ma priorité. Je ferai tout pour Te connaître. Je n’ai pas besoin de toutes ces choses stupides pour survivre ; je peux vivre sans elles. Je peux vivre sans tuer mes voisins. Je peux vivre sans dire de mensonge. Je peux vivre sans drogue, ni alcool. Je suis fort. Je n’ai pas besoin de ces intoxicants de substitution. Je peux avoir l’intoxication divine. Je peux vivre sans être obligé d’avoir des rapports sexuels avec tous les hommes ou toutes les filles qui passent. »

Réfléchissez. Présentez-vous comme l’être que vous voulez représenter. Si vous êtes quelqu’un qui aime se présenter aux autres de la manière suivante : « Je suis quelqu’un qui ment, qui ne fait que boire, qui prend des drogues et tout ça, qui convoite la femme de mon voisin, qui aime tuer et assassiner les gens », si c’est comme ça que vous voulez vous présenter, alors allez-y ! C’est votre choix. Mais si vous voulez vous présenter comme un être illuminé, une personne sage, comme un être heureux, serviable, compatissant, aimant, honnête, alors ce choix existe aussi. Vous voyez, il y a deux choix, mais c’est votre choix. Ce ne sont pas mes préceptes. C’est une façon de vivre. C’est un choix que vous faites pour vous présenter au monde, à Dieu et à votre propre Soi, quand vous regardez dans le miroir le genre de personne que vous voulez voir. Pas de préceptes ; nous n’avons pas besoin de préceptes. Vous savez ce que vous voulez être. Retour au sommaire

 

Comment surmonter la peur Retour au sommaire

Retour au sommaire Prononcé par Maître Suprême Ching Hai, Auckland (Nouvelle-Zélande),
le 27 avril 2000 (à l’origine en anglais) Cassette vidéo n° 686

Q: Quand nous ressentons une grande peur, quelle en est la raison ? Qu’est-ce que la vie essaie de nous dire ?

M: Cela dépend. Si vous êtes dans une situation effrayante, c’est normal de ressentir de la peur. Mais nous ne devons pas permettre que la peur nous submerge au point d’en être paralysé et de ne pas savoir comment réagir au mieux. La peur est une émotion naturelle. La peur et l’amour sont des émotions naturelles. Vous ne devez pas la supprimer ; vous devez simplement la comprendre et la gérer.

Pensez-vous, par exemple, que je n’ai pas peur ? J’ai peur. J’avais peur de venir ici et de ne pas savoir quoi vous dire. J’avais peur de ne pas savoir comment vous faire comprendre ce que je comprends. J’avais vraiment peur. Aujourd’hui, je suis arrivée plus tôt et suis allée prendre un thé quelque part parce que depuis hier je n’avais rien mangé. Je n’ai pas pu manger dans l’avion. J’étais très fatiguée physiquement parce qu’il a fallu que je me presse pour beaucoup de choses, et ainsi faire mes bagages, puis partir. Je n’avais pas dormi longtemps, si bien qu’arrivée dans l’avion, je n’ai rien mangé. J’ai simplement essayé de dormir ou de trouver le calme. Alors ce matin, je me faisais du souci à l’idée de m’endormir dans le hall de conférence ! Aussi, je suis allée prendre un thé. Et j’ai vu beaucoup de gens assis-là, prenant un thé et parlant de choses et d’autres. Et je me demandais comment j’allais bien parler de Dieu à tous ces gens ! Est-ce que Dieu les préoccupe vraiment ? Ils sont tellement contents de leur vie physique. A qui vais-je parler ? Et au sujet de quoi ?

Donc, moi aussi j’étais effrayée. Pas vraiment effrayée, mais en réalité sans trop de courage, ni d’enthousiasme et pas si sûre de moi. Mais ensuite, j’y suis bien arrivée. Vous voyez ? J’avais peur mais je l’ai fait. Ce n’est pas que je n’avais pas peur. Nous avons peur, mais il nous faut la dépasser. Si c’est une situation qui fait peur, nous devons penser à ce que nous pouvons faire pour l’améliorer. Si c’est une personne qui fait peur, nous devons essayer d’utiliser l’amour pour surmonter notre propre peur. Parfois, une personne est mauvaise avec nous et nous fait peur parce qu’elle-même est anxieuse. Donc, cela dépend de la situation.

Peu importe, même si nous avons peur, nous devons trouver le calme et penser : « Oui, j’ai peur, mais maintenant que dois-je faire, face à ce type de situation pour me sortir de cette peur  ? » Vous devez reprendre le contrôle de vous-même pour vous débarrasser de la peur. Reprendre le contrôle de soi-même veut dire prendre en main la situation afin de devenir plus sûr de soi, alors la peur disparaîtra. Nous ne pouvons pas supprimer la peur. Nous devons la prendre en main et améliorer la situation. Retour au sommaire

Retour au sommaireNotre vrai trésor, c’est notre valeur intérieure Retour au sommaire

Prononcé par Maître Suprême Ching Hai, Auckland (Nouvelle-Zélande), le 27 avril 2000 (à l’origine en anglais) Cassette vidéo n° 686

Q: Comment se fait-il que dans cette création divine, où nous sommes tous égaux, certains endurent de grandes misères, alors que d’autres réussissent matériellement, bien qu’ils commettent les pires méfaits ?

M: C’est à cause des différents chemins que nous avons choisis. Quand nous récoltons richesse ou confort matériel, cela ne veut pas dire que nous sommes bénis ou qu’en quelque sorte, nous sommes bons car, dès que nous mourrons, nous laisserons tout derrière nous. Si nous récoltons la connaissance et la richesse spirituelles, c’est pour toujours.

Alors n’enviez pas ceux qui acquièrent seulement des biens matériels mais qui n’ont rien pour leur âme ; parce que bientôt ils seront vides. Mais vous, si vous ne possédez pas grand chose matériellement, vous êtes riche dans votre cœur. En vous existent un grand amour, une grande compassion, une grande connaissance et une grande sagesse. Regardez Bouddha ou Jésus, ils marchaient pieds nus, n’avaient pas d’argent, ni de voitures. Ils n’avaient rien et pourtant les gens tombaient à leurs pieds pour les adorer. Encore aujourd’hui, les gens écoutent tout ce qu’ils ont dit et les adorent, deux ou trois mille ans après. Alors qui sont les plus riches, les millionnaires ici ou là, ou bien Jésus et Bouddha ? Vous connaissez déjà la réponse. Cela ne sert à rien de se comparer aux autres. Nous devons savoir ce que nous valons à l’intérieur. Voilà ce qui est important.Retour au sommaire

Aimez vos ennemis Retour au sommaire

Prononcé par Maître Suprême Ching Hai (Auckland), Nouvelle-Zélande,
le 7 avril 2000 (à l’origine en anglais) Cassette vidéo n° 686

Q: Devrions-nous aimer notre ennemi ?

M: Et bien, quoi faire d’autre avec lui ? (Rires) C’est une question pratique. Si vous le tuez, sa femme pourrait vous tuer ou sa fille ou son fils. Cela continuera sans fin. Alors, nous ferions mieux d’aimer notre ennemi. C’est la meilleure façon de le tuer ! (Rires) Si vous aimez votre ennemi, il ou elle devient votre ami. Alors l’ennemi est parti pour de bon. Et vous avez plus d’amis : sa famille, sa femme, ses enfants, les autres membres de sa famille et ses amis en même temps. Faites-vous un ami et vous aurez beaucoup d’amis. Faites-vous un ennemi et vous aurez beaucoup d’ennemis. Donc, ce n’est pas une bonne affaire que de haïr ses ennemis.Retour au sommaire

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