Une occasion de célébration universelle -
Écrit lors du septième anniversaire du Jour Ching Hai
Par l'initiée Cheng Shan-Yun de Formose
Le Soleil
Le 22 mai 1994 Maître est revenue à Formose pour présider la Retraite Internationale de 7 jours qui avait lieu à l'hôtel Asiaworld à Taipei. Plus de dix mille initiés et non-initiés s'étaient rassemblés à l'aéroport international Chiang Kai-shek pour la rencontrer à cette grande occasion exceptionnelle. Tout le monde était très excité, et les initiés de Taipei étaient particulièrement exubérants car cela faisait plus d'un an que Maître s'était absentée de Formose pour une tournée mondiale de conférences. L'aéroport était si bondé tant à l'intérieur qu'à l'extérieur que beaucoup de gens ne purent L'apercevoir bien qu'Elle soit assise sur une chaise à porteur surélevée. C'est pourquoi les organisateurs ont aussitôt arrangé un deuxième rassemblement instantané sur la pelouse du Monument Mémorial de Sun Yat-sen, dans la partie Est de Taipei.
Maître est enfin arrivée, se déplaçant lentement à travers la foule, saluant les gens, blaguant, faisant la conversation et des commentaires illuminés tout le long du trajet. Comme Maître approchait d'elle, une sœur aperçut subitement des éclats d'or sur le Soleil et partagea cette vision avec nous. Les initiés proches d'elle regardèrent vers le ciel. Manifestement, le Soleil s'était transformé en une boule d'or brillante, étincelant comme un diamant et dansant comme un enfant extatique. Tout en écoutant les salutations de Maître toujours pleines de sagesse, nous jetions de temps en temps un coup d'œil sur le Soleil. La réunion entre Maître et Ses disciples a duré une vingtaine de minutes. Les gens étaient assis sur toute la pelouse, qui s'étendait sur des centaines de mètres carrés. Et le Soleil a brillé d'une manière étincelante dans le ciel, pendant tout le temps où Maître est restée dans la salle du mémorial.
Je me souviens encore distinctement de l'instant où Maître nous a dit "Au revoir" au micro, et que j'ai encore une fois regardé le Soleil. "Oh mon Dieu ! Comment pouvions-nous regarder directement le Soleil ?", pensais-je. Il était beaucoup trop brillant pour qu'on puisse le regarder à l'œil nu. Et d'un seul coup mon bon sens s'est éveillé. En effet, nous étions au mois de mai et dans la zone subtropicale, le Soleil aurait dû nous brûler les yeux. Oui, j'avais ce jour-là, fixé plusieurs fois le Soleil de mai !
Ce jour-là, le Soleil brillait comme d'habitude, mais d'une façon douce, qui ne blessait pas nos yeux. Peut-être était-ce notre joie chaleureuse et exubérante causée par le retour de Maître à la maison qui avait transformé le Soleil ; peut-être était-ce par sa propre volonté de nous bénir en s'unissant à notre rassemblement sacré avec Maître qu'il avait adouci sa lumière habituellement aveuglante. J'ai pensé à ce moment-là que le Soleil était simplement comme vous et moi : un ami pratiquant !
La Lune
Bien que la retraite internationale de six jours en mai 1998 au Centre de Youngdong en Corée était déjà terminée, Maître est restée au Centre pour recevoir les initiés de Chine Continentale qui n'avaient pas pu arriver à temps. Cette chance supplémentaire d'être près de Maître était une merveilleuse bénédiction pour ceux d'entre nous qui étaient restés au Centre.
Le 14 mai, jour anniversaire de Maître, Elle passa la soirée avec nous autour d'un feu. Les feuilles bruissaient dans le vent de cette nuit argentée. C'était un moment romantique et insouciant. On avait commencé à chanter en chœur, et tout le monde s'y était joint, les voix joyeuses des initiés s'ajoutant à l'atmosphère exaltante. Quand ce fut le moment pour les initiés aulaciens de chanter, Maître a uni Sa voix à la leur, délicieusement, et nous fredonnions ou sirotions nos tasses de thé.
""La Lune aussi écoute Maître chanter !" dis-je par hasard à quelques initiés de Chine Continentale. Ils ouvrirent tout grands leurs yeux incrédules. "La Lune peut écouter Maître chanter. Regardez soigneusement. Elle restera à la même place dans le ciel", dis-je, et j'ajoutai : "Mais ne la fixez pas continuellement, sinon elle risque d'être intimidée."
Pendant longtemps, de magnifiques mélodies flottèrent dans l'air, les unes après les autres. Nous regardions la Lune de temps à autre. C'était vrai ! Elle ne bougeait pas. Pendant plus d'une heure, elle est restée au même endroit. Nous sommes restés là-bas jusqu'à tard dans la nuit et lorsque tout le monde a été comblé, Maître nous a souhaité bonne nuit et est parti dans Sa voiture. Quelques secondes après que la voiture ait disparu, j'ai regardé le ciel avec curiosité. Oh là là ! La lune avait bougé ! Elle s'était attardée, et pourtant elle avait rattrapé la distance qui lui manquait en plongeant d'environ 30 degrés sur l'horizon. Je ne m'étais pas trompée en disant que la Lune était venue écouter les douces mélodies de Maître.


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