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A.
Introduction
Depuis plus d'une décennie, l'Association internationale de
Maître Suprême Ching Hai (l'AIMSCH) travaille
bénévolement dans l'humanitaire, apportant de l'aide
à de nombreux pays dans le monde entier. Ses efforts ont
grandement été appréciés des gouvernements et
citoyens de nombreux pays. La grande efficacité de
l'Association à mobiliser des équipes de secours
(bénévoles et matériaux) est plus
particulièrement remarquable. Nous allons, dans cet article,
explorer la conviction derrière le travail humanitaire de
l'AIMSCH, son efficacité de mobilisation et autres sujets. Ce
qui suit pourra servir de référence pour les autres
impliqués aussi dans le travail humanitaire.
B.
Conviction derrière
les activités sociales bénévoles de
l'AIMSCH
L'AIMSCH est un groupe spirituel qui a été
fondé par des disciples internationaux du maître
spirituel mondialement connu "Maître Suprême Ching Hai"
(note 1). Depuis plusieurs années, l'AIMSCH a fait de son
mieux pour venir en aide aux victimes de désastres et aux gens
dans le besoin autour du monde. L'Association a vite
développé de nombreuses méthodes efficaces de
services sociaux bénévoles grâce à ses
convictions.
1. Croire et réaliser que "tous les êtres
sont un"
Les membres de
l'AIMSCH sont tous des pratiquants de la méthode Guan Yin
(note 2). Par la pratique de la méditation, ils réalisent
que tous les êtres font partie intégrale de l'univers. En
se basant sur cette conviction et sur la réalisation que "tous
les êtres sont un", les pratiquants du groupe spirituel se
sentent naturellement concernés par tous les gens autour
d'eux. Lorsqu'il y a des parties du tout qui souffrent, les
pratiquants spirituels les aident immédiatement, tout comme
une partie de notre corps est blessée, une autre essaye de la
guérir tout de suite. De cette façon, les services
bénévoles de l'AIMSCH se développent
naturellement.
Maître Suprême Ching Hai enseigne aussi à Ses
disciples : "Depuis que nous sommes en ce monde nous lui devons
beaucoup, pour la nourriture que nous mangeons et les
vêtements que nous portons. Bien sûr, tout vient de Dieu
et Dieu est la seule personne envers qui nous devrions être
reconnaissants. Néanmoins, Dieu a utilisé beaucoup
d'instruments, et s'ils devaient être endommagés ou
brisés, nous sommes aussi dans l'obligation de les
réparer. Alors ce n'est pas la peine de dire : "Tout vient de
Dieu et je ne devrais pas me soucier de quoi que ce soit. Je n'ai
pas d'obligations." Nous en avons. Alors en aidant les autres comme
les pauvres et les réfugiés, en fait, nous remboursons,
nous accomplissons notre mission. Il n'y a rien à dire et nous
n'avons pas d'excuses pour ne pas le faire. Nous donnons aux gens
et Dieu nous donnera. C'est la façon de travailler dans
l'univers. Si tout le monde travaillait de la sorte, le
système du monde marcherait sans problèmes, et personne
ne manquerait jamais de quoi que ce soit. Mais puisque nous ne
travaillons pas de cette façon, le monde est dans un tel
état d'insuffisance" (note 3).
2. Convictions
d'un "service efficace"
La méditation est la leçon quotidienne la
plus importante des pratiquants de l'AIMSCH, cela les aide à
rendre plus de services efficaces à la société,
parce que leur sagesse intérieure et leur amour se
développent continuellement par la méditation.
Maître Suprême Ching Hai enseigne Ses disciples : "Nous
méditons parce que nous voulons mieux servir, et voulons
être plus clairs dans ce que nous faisons. Par
conséquent, nous devenons plus efficaces dans notre travail et
rendons de plus grands services aux autres. Sans méditation,
parfois nous avons de très bonnes intentions et sommes
prêts à servir les gens, mais nous ne savons pas quelle
est la manière la plus efficace. Donc, la méditation est
un facteur qui nous aide à découvrir le vrai service
désintéressé" (note 4).

Cette conviction nous éclaire sur le malentendu
général que la "pratique spirituelle" signifie pratiquer
en retrait du monde, de la maison ou dans un temple. Au contraire,
les pratiquants spirituels sont plus enclins à aider ceux dans
le besoin parce que le développement spirituel leur fait
vraiment sentir la tristesse des autres comme la leur.
3. Donner sans donner,
faire sans faire
L'attitude de l'AIMSCH face aux services sociaux
bénévoles est "faites-le naturellement," et "faire sans
faire." Maître Suprême Ching Hai rappelle à Ses
disciples : "Lorsque nous rendons service, nous ne savons pas si
c'est "nous" qui faisons la charité, ou si cela nous est
profitable". Nous le faisons d'une attitude complètement
naturelle que jaillit de notre être intérieur. Si d'un
côté nous donnons aux gens et que de l'autre nous nous
attendons à recevoir des bénédictions, ce genre de
charité n'a pas vraiment de signification" (note 5).
Maître Suprême Ching Hai explique davantage : "Nous
sommes nés sans rien, et pourtant nous avons beaucoup de
choses, telle que la nourriture, des vêtements, et en
grandissant, nous respirons l'oxygène, et prenons beaucoup de
choses de la société. Par conséquent, ce n'est pas
grand chose, si nous donnons ou offrons quelque chose ; c'est
simplement un cycle d'échanges naturels. C'est comme si nous
rendrions des choses de Dieu à Dieu (note 6). Toutes les
choses dans ce monde sont là pour que tout le monde les
utilise ; personne n'est en train de donner à quelqu'un" (note
7).
Maître Suprême Ching Hai met en garde Ses disciples
: "Même si en faisant l'aumône nous gagnons des
mérites, si vous aidez quelqu'un et le dites
intentionnellement à quelqu'un d'autre, alors le mérite
est neutralisé ; et si vous le dites à nouveau
délibérément à une autre personne, alors c'est
vous qui devez un mérite. Par conséquent, notre intention
doit être pure lorsque nous faisons l'aumône."
4. Respecter les
bénéficiaires
L'AIMSCH accorde beaucoup d'importance au "respect des
sentiments des bénéficiaires de leur aide et de leur
dignité". Les membres de l'Association évitent que les
bénéficiaires sentent qu'on les aide ou qu'ils sont
inférieurs aux autres. Au contraire, ceux qui aident ont
naturellement une attitude de reconnaissance envers les
bénéficiaires, parce que leur situation leur a permis
d'avoir la chance d'apprendre à aimer. "Quelques-uns d'entre
eux (bénéficiaires) sont des saints. Certains ont
très bien pratiqué et ont atteint un haut niveau. Ils ont
sacrifié leur position et sont redescendus en tant que
réfugiés afin d'aider le monde" (note 8). Ce type de
profonde réflexion spirituelle est la force motrice du
comportement des pratiquants spirituels pour le "respect des
récipiendaires".
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