Mes étonnants amis animaux
Par la sœur initiée Aler, Miaoli, Formose
Dans les
montagnes situées près de ma maison, il y a de nombreux écureuils.
J'ai toujours voulu me lier d'amitié avec eux. Un jour, un écureuil
sautait dans les arbres bordant ma maison. J'ai alors décidé
de prendre une pomme et de lui faire signe pour lui suggérer de venir
la chercher. Mais il m'a seulement regardée. J'ai alors posé
la pomme sur une tige de bambou. Lorsque je suis venue voir la pomme pendant
la nuit, j'ai vu que l'écureuil en avait mangé la moitié
et le lendemain il l'avait mangée entièrement.
Une autre fois, mes sœurs et moi avons
trouvé un bébé écureuil tout mouillé dans
un fossé. Nous l'avons ramené à notre domicile, l'avons
séché avec un sèche-cheveux et l'avons ensuite nourri
chaque jour avec du lait. Très rapidement, il fut à même
de saisir tout seul une goyave et de la mâcher avec enthousiasme. Nous
l'avons appelé Chi-Chi (deux syllabes qui n'ont aucune signification
particulière en chinois). Nous avons remarqué qu'il n'était
pas effrayé de voir des personnes et qu'il aimait monter et descendre
de nos corps. Nous étions très heureux de le voir à
nos côtés. Lorsqu'il devint un peu plus grand, il aimait s'aventurer
dehors pendant la journée, mais revenait toujours avant la nuit. La
première fois qu'il est revenu, nous étions en train de regarder
une cassette vidéo. Lorsque nous le vîmes, nous avons tous criés
joyeusement "Chi-Chi est de retour !" et nous nous sommes dépêchés
de lui donner à manger. Lorsque Chi-Chi devint plus âgé,
il est parti vivre avec d'autres écureuils. Après quelques
temps, il refusa de jouer avec nous comme il le faisait précédemment.
Son changement d'attitude était peut-être lié au fait
que ses amis les écureuils lui aient conseillé de se méfier
des humains. Mais chaque jour, il continuait de venir manger des pommes,
des goyaves ou d'autres fruits que nous laissions dehors à son attention.
Parfois, il venait manger accompagnés de ses amis.
Chaque jour, de petits oiseaux venaient
manger quelques-uns des fruits que nous préparions pour Chi-Chi. Le
jour du Nouvel An lunaire, un groupe d’oiseaux volaient près de moi
alors que je prenais le petit déjeuner sous un arbre. Avant même
que nous ayons placé les fruits sur l’arbre, les oiseaux ont commencé
à pépier bruyamment, afin de nous faire remarquer leur présence.
Je me suis hâtée de leur offrir des pommes, et je dis à
mes amis qui étaient dans la cuisine : "Les oiseaux crient : nous
avons faim ! Nous avons faim !" Ils pensèrent que je comprenais le
langage des oiseaux, mais je leur dis qu’il s’agissait d’une simple interprétation
de ma part. Quelqu’un dit alors pour s’amuser : "Peut-être qu’aujourd’hui
ils disent : Bonne Année !"
Un jour, une voisine
m’a dit que les écureuils venaient en son absence dans sa maison pour
voler des fruits. Je lui racontais qu’au cours des mois passés, je
mettais des morceaux de fruit sur un plateau que je plaçais devant
ma porte comme décoration, et qu’aucun écureuil n’était
venu pour les manger. En fait, je me sentais un peu trop confiante. Je me
sentais particulière car je bénéficiais d’une protection.
Pourtant, lorsque je suis revenue à mon domicile ce jour-là,
j’ai retrouvé mon plateau de fruits renversé, et certains d’entre
eux avaient été partiellement mangés par les écureuils.
Cet incident était destiné
à me rappeler le pouvoir de la pensée. Qu’elle soit positive
ou négative, une fois apparue dans l’esprit, la pensée se matérialisera.
Lorsque je parlais par exemple des écureuils qui volaient des fruits,
les écureuils sont effectivement venus, et ont été d’autant
plus actifs que ma manière de penser visait à me mettre en
valeur. C’est comme avoir sa coquille de protection fissurée, laissant
passer la force négative. De cette expérience, j’ai tiré
la leçon de toujours être vigilante.
L’équipe
médicale de chiens errants
Dispenser les marques
d’affection de manière équilibrée