
Interview du compositeur Fred Karlin,
primé d'un Oscar et de l'Emmy award,
le 19 septembre 2000
Fred Karlin
M. Fred Karlin est un compositeur primé d'un Oscar et d'un Emmy, qui a orchestré plus de 150 films et projets télévisés. Il a été nominé quatre fois pour le Prix Academy, et a gagné l'Oscar de la Meilleure Chanson pour sa composition "For All We Know" dans le film "Lovers" (Les amants) et "Other Strangers" (Autres étrangers) avec la vedette Dianne Keaton. "For All We Know" a été enregistré par The Carpenters et a reçu un disque d'or.
Fred Karlin a aussi reçu une nomination Grammy du Meilleur Enregistrement pour sa partition "The Sterile Cuckoo", la musique de la chanson ayant obtenu l'Oscar, "Come Saturday Morning", chantée par la chanteuse et actrice Liza Minelli.
En outre, M. Karling a reçu 12 nominations Emmy et gagné un prix Emmy pour "Best Original Score" pour un populaire film télévisée, l'autobiographie de Mademoiselle Jane Pittman, avec la célèbre actrice de cinéma Ciceli Tyson.
Il a composé d'autres musiques de film comme "Yours, Mine, and Ours", avec les vedettes Lucille Ball et Henri Fonda, Michael Crichton's Westworld, "Loving Couple", avec Shirley MacLaine et Susan Sarandon, "Future World" avec Yul Brynner. "The Stalking Moon" avec Gregory Peck, et beaucoup d'autres.
En tant qu'auteur, les livres de M. Karlin, "Listening to movies : Le Guide Des Amoureux du Film" et "On the track" (guide contemporain des films) sont utilisés par les réalisateurs de films et dans les universités de par le monde. En 1997, il a reçu le prix du président de l'American Society of Composers, Authors and Publishers pour son travail avec le prestigieux atelier d'orchestration de film ASCAP/Fred Karlin.
En plus de sa carrière prestigieuse et des ses accomplissements musicaux, lors du concert "Un Monde ... de paix par la musique", M. Karling a composé la musique sur un poème de Maître Suprême Ching Hai dans un portait symphonique impressionnant de 45 minutes intitulé : "The Peace Seeker".
Après avoir fait des films récents en France, M. Karlin est revenu à Hollywood pour travailler sur ces projets à venir de films. M. Karlin a réservé du temps pour rencontrer les membres de l'Associations du Maître Suprême Ching Hai, partageant ses pensées sur le concert "Un Monde ... de paix par la musique". Il a exprimé ses sincères salutations envers Le Maître Suprême Ching Hai. Ce qui suit est un extrait de cette entrevue avec M. Karlin, le 19 septembre 2000.
I : Parlons du bénéfice extraordinaire du concert : " Un Monde de paix... par la musique". Comment s'est passé "The Peace Seeker" ?
F. Karlin : Quand j'ai eu le deuxième livre de poèmes, celui qui m'a tout de suite frappé fut une pièce plus longue, appelée "Silent Tears" (Les Larmes Silencieuses). Puisque nous parlons de Ses poèmes, ils sont tellement merveilleux, et aussi ils ont eu un tel poids sur le concert et sur mon morceau, que je tiens à lire ces quelques lignes d'un des poèmes de Silent Tears. C'est la première chose que l'on entend de mon morceau. On entend un acteur qui entre en scène et dit : "Il était une fois, une véritable amoureuse de la paix qui errait sur toute la surface du globe et des autres mondes à la recherche du bonheur éternel. Elle marchait sur la surface de la terre, des soleils, de la lune et des nuages. À la fin elle trouva qu'il était tout ce temps caché à l'intérieur de son cœur même." Et j'ai tout de suite pensé : oh, et bien, c'est merveilleux, parce qu'il y a un thème majeur là-dedans. Vous savez, ce que nous sommes tous en train de chercher est tout simplement ici à l'intérieur de nous. Et alors j'ai réalisé qu'un bon nombre de Ses poèmes usent de fortes métaphores pour parler d'une personne qui essaie d'atteindre son Soi intérieur.
I : Alors, au fond, quand vous avez eu tous les poèmes entre vos mains, vous avez tout lu d'une traite et vous avez choisi ceux que vous aviez envie de travailler en musique et de transmettre le message au public.
F.K. : Oui. Il fallait réussir à construire un message qui comporterait nos philosophies à tous les deux. Cela m'a pris environ huit mois. Les deux premiers mois ont été la période la plus difficile, le script et le libretto. Puis l'écriture et l'orchestration ont été merveilleuses. J'ai adoré le faire. Cela m'a fait entrer très profondément dans ma musique. Et comme je fais beaucoup de choses très différentes, c'était particulièrement passionnant pour moi de pouvoir m'étendre et passer du temps sur quelque chose qui avait une véritable vocation artistique et qui portait aussi un message.
I : Très juste. Que pensez-vous du Maître Suprême Ching Hai, maintenant que vous avez produit ce morceau et connaissez Sa musique et Sa poésie ?
F.K. : Je trouve que c'est une personne extraordinaire. Tous Ses efforts humanitaires et artistiques sont vraiment remarquables. Les poèmes devenaient de plus en plus profonds au fur et à mesure que je progressais. Non seulement ils s'approfondissaient mais ils acquéraient une multitude de dimensions. Et je me sentais privilégié de travailler avec Elle à travers ces poèmes. Je n'ai jamais travaillé en collaboration avec Elle. Mais je me sentais comme si je le faisais réellement.
I : Êtes-vous content du "The Peace seeker" et comment c'est sorti ?
F.K. : Oui, très. Bien sûr, on veut toujours faire le morceau suivant. Et pour moi le résultat a été que j'ai pris conscience qu'à partir de maintenant j'allais faire ce genre de travail, que ça devenait une partie de ma vie. Parce que c'est quelque chose que je peux faire, exactement comme quand j'enseigne et écris mes livres, j'ai vraiment le sentiment de contribuer à la vie des gens. Et bien sûr, la musique peut, elle aussi faire cela. Regardez comment nous réagissons encore à la Neuvième Symphonie de Beethoven après toutes ces décades.
I : Qu'avez-vous ressenti quand l'auditoire vous a applaudi à la fin du morceau ? comment était-ce ?
F.K. : Et bien, c'était très exaltant. Mais vous savez il y a toutes sortes d'émotions qui vous traversent quand vous jouez pendant 40 minutes. J'étais très fier de toutes les personnes qui avaient travaillé avec moi. Je savais qu'elles avaient été excellentes. Et c'est déjà une émotion considérable. Et je ressentais tout cela et à ce moment-là le Maître Suprême était là. Et ce fut comme je l'ai déjà dit, un honneur pour moi. Je pouvais La voir de là où nous étions, et il m'a semblé qu'Elle avait beaucoup aimé. Elle était pleine de vitalité pendant le morceau de rock dur et ça m'a beaucoup plu. Parce qu'après tout c'est Elle qui a écrit les poèmes, et de ce fait a collaboré, même si nous n'avons pas travaillé ensemble, alors on a envie que cette personne soit contente aussi, et il m'a semblé que c'était le cas. Tout cela se passait en même temps. C'était vraiment formidable.
I : Que ressentez-vous par rapport à la poésie du Maître Suprême ?
FK : Je pense qu'Elle est très bonne. Et j'ai l'impression que ces poèmes ont tous été écrits au début et au milieu des années soixante-dix, autant que je puisse deviner, mais je peux me tromper. Je n'ai jamais vu de dates sur les poèmes, ou très peu, il y en avait quelques-uns qui portaient ces dates. Et si c'est le cas, je ne sais pas ce qu'Elle écrirait aujourd'hui, mais je sais que ça serait différent, quel qu'en soit le sujet, parce qu'ils étaient très personnels, un bon nombre d'entre eux. Ces poèmes que je décris qui parlent des luttes intérieures et de la grande difficulté de ne plus faire qu'un avec l'être Suprême au-dessus qui a tout créé, et avec l'être Suprême qui est à l'intérieur de nous. C'était sans doute une épreuve personnelle qu'Elle était en train de traverser à cette époque. Ces poèmes sont très émotionnels et très personnels et c'est ce qui fait leur charme. Ils sont très réels. C'est pourquoi je serais très curieux de connaître les poèmes qu'Elle ferait maintenant, car le sujet en serait très différent. Elle est sortie vainqueur de ces épreuves, et je pense qu'ils seraient tout autant fascinants et sûrement très beaux.
Je voudrais La remercier pour tout ce qu'Elle a apporté à ce concert et tout le travail qu'Elle a accompli, son travail aussi vaste que le monde, travail qui n'a pas cessé et qui apporte tellement à tant de gens. Comme je viens de le dire, je pense qu'Elle est un être unique et remarquable et qu'Elle a beaucoup à donner, et Elle le donne. Il y a des gens qui ont beaucoup à donner mais qui ne le font pas et d'autres qui essaient mais qui n'ont pas grand-chose à donner. Et ce qui est vraiment admirable, c'est qu'Elle a les deux, et c'est cela qui est vraiment unique. Et le fait qu'Elle puisse faire les deux représente un grand cadeau pour moi et pour tous. Je suis très reconnaissant.
I : Je vous remercie beaucoup, M. Fred Karlin.
FK. : Mais de rien. Tout le plaisir est pour moi.
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