Grand reportage

 

La véritable arche de Noé

Par la sœur initiée Meimi, Sanhsia, comté de Taipei, Formose

Quand le typhon Nari a frappé le nord de Formose le 17 septembre 2001, il a amené des averses torrentielles qui ont duré cinquante heures, inondant complètement le pays. La scène nous a rappelé aisément l'histoire biblique de l'arche de Noé. Mais où se trouve l'arche de Noé dans ce monde réel ? 

Les médias ont rapporté que des fleuves en haute crue avaient débordé de leurs lits, et beaucoup de quartiers dans la métropole de Taipei étaient inondés. Les gens du rez-de-chaussée cherchaient refuge aux étages supérieurs, certains déménageaient au deuxième, certains déménageaient même au troisième étage, tandis que d'autres étaient forcés d'abandonner complètement leur logement avec l'aide des équipes de sauvetage. Taipei était devenu comme un nid de fourmis, les gens fuyaient ou déplaçaient leurs voitures vers les hauteurs. 

Heureusement, je vis dans un faubourg qui est plus haut que la région alentour. Mais après deux jours de pluie diluvienne, la colline que nous considérions comme une toile de fond supportant notre complexe d'appartements était devenue une menace énorme pour la vie des habitants et leurs biens. La panique s'est étendue quand l'administrateur d'arrondissement a émis par haut-parleur, vers une ou deux heures du matin, des avertissements de possibles glissements de terrains. La nuit, les gens se sont aventurés dehors pour errer sous la pluie battante. Nous éprouvions encore une fois un malaise et craignions ce que nous avions ressenti quand nous avons été forcés de quitter nos logements dans la nuit du séisme du 21 septembre 1999. Cette fois-ci, des vents violents, des pluies inflexibles, la terre et les rochers sans retenue ont amené des inquiétudes dans le cœur de toute la communauté. Personne ne savait quand les averses impitoyables pourraient déclencher un glissement de terrain. 
Le levé du jour est enfin arrivé et peut-être le dieu de la pluie était un peu fatigué. Comme la pluie était moins forte, nous n'avons pas perdu de temps pour contrôler la colline derrière nous. Quatre éboulements sont survenus près de notre complexe. Plusieurs garages temporaires se sont effondrés et des sous-sols ont été inondés, mais heureusement, la situation n'était pas si sérieuse. Le bâtiment adjacent au nôtre, cependant, avait été sous le danger imminent pendant la nuit. À la lumière du petit matin, nous avons vu la scène horrible d'une cascade sauvage dévalant la pente d'une hauteur de cinq ou six étages. Nous étions seulement séparés par un mur, mais la pente derrière notre complexe est restée boisée, tandis que le versant derrière ce bâtiment adjacent apparaissait comme s'il avait été dépouillé et déchiré. Nous avons remercié Dieu que la toile de fond d'arbres supportant la pente derrière nous soit restée solide. 

Après une nuit d'expériences effrayantes, quand les météorologistes ont annoncé que le typhon se déplaçait vers le sud, mes frères et sœurs et moi à Taipei exhortions notre mère et notre deuxième frère qui vivaient dans notre village natal de Changhua, au centre de Formose, de déplacer leurs possessions au deuxième étage de leur logement. Même notre frère, un homme opiniâtre aux expériences innombrables, qui a vécu près de la mer depuis son enfance, ne pensait pas que l'ouragan actuel était d'une grande importance. Il est devenu prudent après les avertissements répétés de sept frères et sœurs ainsi que nièces et neveux de Taipei, en plus des scènes tragiques qu'il avait vues à la télé. 

Notre village natal se trouve à une altitude plus basse que celle des villages voisins, près de la région où la rivière Chuoshui se jette dans la mer. Si les berges dans la région s'effondraient et le niveau de la mer augmentait, même le deuxième étage ne serait pas assez sûr. Nous avons demandé souvent à notre mère de préparer assez de nourriture, et à notre frère de préparer un bateau pneumatique. Nous l'avons averti de rester loin des domaines et des champs de canards. Nous, étant loin de notre village natal, pouvions seulement suivre tous les jours les nouvelles du typhon à la télé ou à la radio. Quand le typhon s'est avancé lentement vers Taichung et Changhua, nous avons pensé peut-être que notre village natal ne serait pas épargné. Quand j'ai vu le village voisin submergé sous l'eau à la télé, je n'ai rien pu faire que de prier Maître pour de l'aide. 

Comme le typhon continuait à se déplacer davantage vers le sud, à Yunlin et Chiayi, cela signifiait que le pire était passé à Changhua. J'ai appelé ma mère qui était heureuse au téléphone : "Tout va bien. Tout va bien. L'eau s'est arrêtée à la route conduisant à notre village ! Tout le monde dans le village est si heureux !" Nous tous poussions un profond soupir de soulagement, et sentions que c'était incroyable, juste comme un miracle ! Soudain j'ai compris. Bien qu'il y ait une loi universelle invariable que l'eau descend des hautes altitudes vers les basses, Maître a dit que n'importe qui se consacrant à la pratique spirituelle après l'initiation peut en faire bénéficier ses ancêtres : "Nous fournissons les gens et Dieu nous fournira. Telle est la manière de travailler dans l'univers." Elle nous a dit aussi : "Aider les autres, c'est s'aider soi-même." Mon petit frère est un heureux pratiquant de la Méthode Guan Yin qui suit Maître depuis plus de dix ans. Il pratique diligemment et sert le public de tout cœur. Je suis moi-même dans l'équipe de traduction. Notre participation dans ce genre de travail volontaire ne vaut pas la peine d'être mentionné, mais il montre que Maître nous récompense toujours pleinement quand nous avons besoin le plus de Son aide ! Merci, Maître ! Vous êtes la vraie arche de Noé.

 

Grand reportage

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Revue No 128
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